Wednesday, July 14, 2010
Back from Macao
Mais bon, finalement, ce n'etait pas si mal. Il faut simplement creuser un peu, et on peut retrouver un peu du "vrai" Macao: encore une fois, il suffit souvent d'aller dans les zones un peu moins touristiques de la peninsule, d'aller voir les locaux, et on peut manger de la bouffe portugaise pas chere avec des pecheurs chinois.
Il faisait chaud a Macao, inimaginable. Et moi, comme un con, j'ai decide de faire un "walking tour": je peux maintenant vous affirmer qu'il est presque impossible que je meurs d'un coup de chaleur, sinon ca serait deja fait. La ville est bien jolie, il y a de belles ruines, de belles ruelles, et la mer partout; mais c'etait vraiment trop chaud, j'ai du battre en retraite vers ma chambre d'hotel apres quelques heures de marche.
Le lendemain, je me suis vraiment payer une journee de pacha. Je me suis leve avec une seule chose en tete: la plage. Un seul petit probleme toutefois, je n'avais pas de maillot de bain. Alors j'ai fait comme tout le monde a Macao: shopping, baby, shopping. J'ai resiste a la tentation de m'acheter un maillot Dior, j'ai plutot opte pour le marche local et la contrefacon chinoise. Resultat: un maillot et un polo pour 8$. Et avec mon nouveau polo, j'avais presque l'air riche, c'est-a-dire, pour Macao, normal.
Apres une journee de farniente totale sur une petite plage presque deserte, retour en ville. Et bon, j'etais a Macao, il fallait bien que je profite un peu du nightlife. J'ai mis mon polo neuf et mes pantalons les moins sales, je suis alle manger de la pieuvre dans un resto chinois, et je me suis dirige d'un pas assure vers le plus grand casino de Macao: le Grand Lisboa.
Oh, toute une soiree, mes amis. C'etait pratiquement la derniere soiree de mon voyage (je prends l'avion demain matin, donc pas de fiesta ce soir), alors je me suis paye la totale. J'avais deja deux ou trois bieres dans le corps quand je suis arrive au casino, mais quand j'ai vu le bar, je n'ai pas pu resister: un manhattan, et avec du bourbon, pas avec du rye, quand meme. Comme je suis beaucoup trop pauvre pour le blackjack et la roulette (et un peu intimide, c'est vrai), j'ai opte pour les fameuses machines a poker, et ma celebre technique de "si tu gagnes un peu, prends l'argent et va ailleurs" fut encore une fois fructueuse: j'ai fini ma soiree avec 70$ de profit, pas mal non? Enfin, ce n'est pas tout a fait vrai, car quoi de mieux pour feter ca qu'un autre manhattan ? Et puis un deuxieme ?
J'etais donc en train de flamber tous mes gains, confortablement installe au bar avec des danseuses exotiques qui se tremoussaient sous mes yeux, quand une blonde sculpturale s'assied a cote de moi et me sourit. Ca, c'est le nouveau polo qui fait son effet: je devais avoir l'air d'un riche playboy americain, et la jolie demoiselle (russe, de toute evidence) s'est dit que je pourrais bien partager un peu de ma fortune. Et moi, je me suis dit que je pourrais bien jouer la comedie un peu, ca ne fait de mal a personne, non ? Je suis donc rapidement devenu un riche heritier qui etudie a Yale, et passe son temps dans les destinations les plus convoitees de ce monde. Oh, la jolie blonde me trouvait encore plus interessant maintenant. Apres quelques insinuations et regards insistants, je me suis finalement desiste, me rappelant les miettes de morale qui persistent dans mon esprit, et, plus prosaiquement, le grand vide dans mon portefeuille.
Puis, au quatrieme manhattan, un jeune indien vient s'asseoir a cote de moi. Nettement moins interessant que la deesse siberienne, pensais-je. Mais il engage la conversation, et finit par me dire qu'il a flambe 10 000$, que c'etait l'argent de son patron (quel patron imbecile prete 10 000$ a un employe qui s'en va a Macao ?), qu'il est vraiment dans la merde, et patati et patata... mais la encore, je n'ai pas pu resister: pourquoi ne pas jouer un peu ? Apres avoir ete evasif sur mes gains de la soiree, puis lui avoir poser quelques questions, je demande au jeune truand de deviner mon metier. Il me les sort tous: avocat ? haute finance ? import-export ? Et c'est la que j'assene le coup final de ma comedie: je suis policier, que je lui reponds. Tout a coup, il est devenu bleme.
Je crois qu'il a vraiment pense etre dans la merde, car apres avoir discretement insiste sur le fait qu'il ne me mentait pas, il a disparu. Le connard, il m'attendait aux toilettes ! Je ne pense pas qu'il voulait me tuer, mais il me regarde, et me dit "you don't say a word to the police, I have many friends, you would be in trouble !". Rien de trop epeurant, il tremblait pas mal plus que moi, et apres tout on est dans un casino bonde, un seul cri et la securite arrive en courant. Mais bon, on ne prendra pas trop de chance, je le rassure le sourire aux levres en lui disant que je n'ai absolument rien a foutre de lui, et je prends un taxi pour retourner a l'hotel, juste au cas ou.
Finalement, Macao n'est peut-etre pas tout a fait mort. Il faut simplement le laisser venir a soi, et soudain on retrouve les histoires louches, les arnaques, la decadence et le vice. Et c'est precisement ce que j'etais venu chercher.
Francois
Sunday, July 11, 2010
Hong Kong
Mon premier contact avec la ville s'est fait dans le train qui m'amenait de Guanzhou (je ne sais toujours pas vraiment comment ca s'ecrit) jusqu'ici: je me suis fait payer des pintes par un vendeurs de pieces d'autos nigerian qui m'a raconte toute sa vie amoureuse. Ensuite, l'arrivee aux Chungking Mansions, ou sont concentres tous les hotels abordables. C'est un labyrinthe de bureaux de changes, de vendeurs de hasch, de restos indiens et d'immigrants africains. C'est louche, debauche, douteux, le plus pres dont je n'ai jamais ete d'une chanson de Tom Waits, "with all the rain dogs". Je retrouve d'ailleurs ici le sous-continent, il y a enormement d'indiens et de pakistanais dans les environs. Vous auriez du voir la face du premier vendeur de hasch (de toute evidence pakistanais) a qui j'ai dit, dans un urdu presque impeccable, "jee nae, bas bas !" (en gros: non, degage).
Hong Kong, c'est bien mais c'est cher. Je me ruine ! Il va falloir que j'explore les quartiers populaires, parce que dans le centre-ville, les pintes sont 10$. Et ici, je ne suis plus riche, je ne peux plus me permettre le meme niveau de vie qu'au Pakistan ! J'ai perdu toute mon aura de demi-dieu qui emanait l'occidentalite, la modernite, la richesse et la luxure: I'm back on the tourist track, et je ne suis plus qu'un backpacker pauvre, sale et mal habille. Les jeunes et les moins jeunes arrivent ici tous plus fashion et trendy les uns que les autres, ma garde-robe n'est pas tout a fait a la hauteur; je vais devoir aller vers le local pour du bon street food et de la biere pas chere, je dois abandonner mes reves de bons restos et de vins raffines.
Je pars demain pour Macao; je vais y passer au moins une journee, peut-etre deux si je decide d'aller a la plage. Je mets beaucoup d'espoir dans cette ville, qui selon ce qu'on en dit, me semble etre juste assez jolie, malfamee et coloniale pour me plaire. Mais le retour approche: j'ai mon billet d'avion pour Amsterdam (je vais passer quelques jours avec Gab, qui est a La Haye) pour le 15, toute bonne chose a une fin, et apparemment j'ai une these a ecrire, ou un truc dans le genre. Bon, juste d'y penser et je deprime, je vais aller manger des nouilles pour me remonter le moral.
Francois
Thursday, July 1, 2010
Le paradis
Je dois malheureusement partir demain pour la frontiere chinoise, apres une journee de marche assez epuisante aujourd'hui. On m'avait dit qu'une magnifique promenade pouvait se faire a partir d'ici, qui ne prenait que trois heure de montee et deux heures de descente. Je n'avais pas compris que quand on me disait "montee", ca voulait dire "escalade dans les rochers entre les ruisseaux et des precipices". Et trois heures de vraie montee, c'est beaucoup ! Mais bon, encore une fois, je suis en vie, j'ai a peine un coup de soleil, tout va bien.
Au lieu de rester devant un ecran d'ordinateur a vous rendre envieux, je vais profiter de mes dernieres heures au paradis pour aller voir de quoi ont l'air les pierres precieuses de la region. Qui sait ? Je pourrai peut-etre avoir une fabuleuse carriere dans le traffic de rubis ! Apres tout, Rimbaud a bien fini sa vie en vendant des armes, non ?
Francois
Thursday, June 24, 2010
Le bout du monde...
Les joies de TV5 monde. Ce matin, mon premier contact avec le monde exterieur, et meme si je suis au Baltistan, aura ete avec les Boys. Si c'est pas beau, la mondialisation...
Le Nord du Pakistan est vraiment sublime, mais j'ai quand meme hate d'arriver en Chine. En effet, la Chine possede tout ce qu'un garcon de mon age peut bien vouloir dans la vie: de la biere, des femmes et du porc, les trois choses qui manquent au Pakistan. Blague a part, j'ai bien hate de me regaler de cuisine chinoise et de pouvoir voyager un tantinet plus aisement (les routes de montagne du Pakistan ne sont pas les plus reposantes du monde, croyez-moi). J'ai pour objectif de me rendre a Kashgar pour le 4 juillet, non pas en l'honneur de nos voisins du Sud mais bien parce que le 4 juillet, si je ne me trompe pas, est un dimanche, et le dimanche est jour de marche a Kashgar. Ensuite, il s'agira de me rendre a Hong-Kong le plus rapidement possible via Urumqui; le train risque de prendre quelques jours, je me renseigne pour l'avion mais ca semble cher... En attendant, il me reste encore la magnifique vallee de Hunza a voir (et probablement un petit trek jusqu'au camp de base du Rakaposhi, qui fait 7 788m), et je me laisse une ou deux journees de plus pour visiter le Baltistan.
Voila, mon prochain message vous parviendra probablement de Hunza, et sinon, de Chine. Amusez-vous bien et ne pleurez pas trop, je reviens bientot.
Francois
Saturday, June 19, 2010
Bored in Islamabad
L'ambassade chinoise etait fermee jusqu'a jeudi pour un conge quelconque. Je me suis donc dirige vers l'ambassade jeudi matin, mais pas trop tot, en me disant que j'aurais bien le temps. C'etait sans compter sur le systeme d'acces a " l'enclave diplomatique " d'Islamabad, completement debile. On ne peut pas se rendre aux ambassades en taxi, en bus ou a pied, voyons ! Trop dangereux, je pourrais faire exploser mes sous-vetements devant l'ambassade de la Croatie ! On doit alloir se rendre (en taxi, bien sur !) a un terminal de navettes, ou l'on doit laisser toutes ses affaires a la consigne pour ensuite aller acheter un billet (assez cher, quand meme). Et puis la navette nous depose uniquement a l'ambassade pour laquelle on a un billet, pas question d'aller se balader tout seul. Evidemment, les navettes partent a toutes les heures (pas question d'etre efficace, dans cette ville); ajoutez a cela le 40 minutes de taxi pour se rendre au terminal, le 20 minutes de navette pour se rendre a l'ambassade, ben oui, je suis arrive en retard.
Je suis finalement aller deposer mon application de visa vendredi, en prenant soin de choisir l'option rapide pour ne pas m'eterniser ici. Mais l'option rapide me permet d'avoir mon visa apres une journee ouvrable, et le samedi et le dimanche ne sont evidemment pas des journees ouvrables. Je suis donc encore pris ici au moins jusqu'a demain, en esperant pouvoir attraper un bus pour le Nord apres avoir recuperer mon visa.
Je n'ai pas rien fait du tout depuis que je suis ici, mais les activites sont limitees. Mercredi, je suis alle visiter les sites de Taxila, qui temoignent de la presence bouddhiste dans la region au debut de notre ere. C'est la que s'est developpe le fameux art Ganddhara, qui syncretise les influences bouddhistes, hindouistes et hellenistiques (c'est vraiment superbe). Et puis hier, je suis alle faire un peu de randonnee dans les montagnes autour, rien de bien impressionnant mais j'avais besoin de me degourdir les jambes. Sinon, je frequente la jeunesse doree d'Islamabad dans des endroits hip and trendy comme le Domino's Pizza et le buffet chinois, ou je m'installe devant le festival Jackie Chan pour regarder des vieux films de kung-fu en buvant de la biere pas tres bonne. Vraiment excitant, quoi. Mais bon, normalement, je devrais pouvoir partir demain, enfin !
La ville semble plutot securitaire, mais on entend des coups de feu et ce qui semble etre des explosions (petites, rassurez-vous) a presque tous les soirs. Quand j'interroge les gens de l'hotel a ce sujet, ils me disent toujours "It's nothing, no danger !". Ok, no danger dans le sens de "C'est la police qui s'amuse, ils tirent dans les airs" ou no danger comme dans "Inquiete-toi pas, ils sont loins, les Talibans, au moins a un kilometre" ? Pas moyen de le savoir. Disons que je ferme mes rideaux le soir, juste au cas ou.
Bon, c'est tout, je m'en vais continuer cette journee surchagee. Au programme, passer a la banque et puis aller m'acheter un livre (il ne me reste presque rien a lire, tellement je m'amuse ici !), le tout en taxi, bien sur. Je suis deja plein d'enthousiasme, et je vous quitte la-dessus.
Francois
Tuesday, June 15, 2010
Le mensonge
Peshawar ! Ville de tous les dangers, au pied de la Khyber Pass, la ou le traffic d'arme et de drogue est banal, et la ou les bombes explosent plus souvent qu'a leur tour... Mais quelle ville, mes amis ! Des villes frontieres comme ca, on n'en fait plus. Je vous resume rapidement mes trois jours, mais je pourrai en parler pendant des annees.
Des mon arrivee a l'hotel, je rencontre un guide, Prince (!), qui a servi de guide a l'auteur du Lonely Planet (photos a l'appui). J'avais absolument besoin d'un guide, car quelques unes des attractions de Peshawar sont, comment dire... pas tout a fait legales. N'oubliez pas que Peshawar est juste a cote de zones tribales qui ne sont pas sous l'administration du gouvernement pakistanais, mais de chefs tribaux qui prennent plaisir a s'entretuer depuis des millenaires. Prince m'a donc amener au Smuggler's Bazaar, la ou on trouve de tout, et pas cher: ecrans plasmas, micro-ondes, equipement militaire (j'ai presque achete des lunettes de vision nocturne...), bibles ayant appartenu a des soldats americains (morts ? je n'en sais rien), et surtout, de la drogue et des armes. J'ai meme pu tirer un coup de pistolet !
Ensuite, Prince me dit qu'il va m'amener voir quelqu'un, un chef tribal: je ne le crois pas trop au debut, mais finalement c'est vrai, je me ramasse a cote du chef tribal de la Khyber Agency (la region autour de la passe), qui est super content de me voir et qui me montre tout son arsenal ! (Note aux geeks du Nintendo 64: j'ai tenu dans mes mains la moitie des armes de Goldeneye, photos a l'appui). Et ensuite, ben, il me montre ses reserves de drogues, voyons ! Premieres constatations: l'opium, ca ne sent pas tres bon, et un kilo de hasch, ca sent fort ! Et ensuite, il m'explique les differents types d'heroine qu'il vend, le brown sugar, assez cheap, les cristaux, etc. Et le tout avec un ecran geant qui diffuse en direct des images de la Khyber Pass, dans une piece pleine de bibelots kitschs et de posters Harley-Davidson. Des journees comme ca, je n'en ai pas eu souvent dans ma vie.
Le lendemain, visite de la vieille ville, qui est sublime (un peu defraichie, soites, mais quand meme sublime). Et les habitants, tellement sympas ! L'hospitalite pashtoune, ce n'est pas un mythe, je ne faisais pas trois pas sans me faire inventer, avec toute la gentillesse du monde, a me reposer un peu ou a prendre un the. Peshawar ressemble vraiment a l'Afghanistan, d'ailleurs: memes visages, meme cuisine (divines grillades et mon favori, le qabli pulao), des fruits succulents a tous les coins de rues, et du the vert en quantite astronomique.
Finalement, hier, Prince m'a invite a aller visiter une ecole de refugies afghans. La encore, j'etais accueilli comme un roi, et j'ai meme donne un petit cours de philo en anglais. Je suis peut-etre un peu trop sentimental, mais ca m'a vraiment emu de les voir tous, enfants ou adultes, certains handicapes par des mines anti-personnelles, d'autre avec le regard si intense de ceux qui ont traverse trop d'epreuves en trop peu de temps... et qui viennent a l'ecole, qui veulent apprendre l'anglais, avoir un travail, faire vivre leur famille. Je ne me laisse pas emouvoir facilement, mais la, rien a faire, j'en avais presque (et je dis bien presque, quand meme !) les larmes aux yeux.
Peshawar est une ville tres agreables, certes, mais la violence et la drogue lui apportent son lot de problemes. D'abord, la drogue, une veritable epidemie: on ne cesse de croiser des gens completement detruits par l'opium ou le brown sugar, dans les rues, sous les ponts, bref partout. C'est d'une tristesse, vraiment, mais avec la proximite de l'Afghanistan qui rend les prix derisoires (5$ le gramme de brown sugar), difficile de l'empecher. Et puis la violence est omnipresente: on voit partout des traces d'explosion, des batiments abandonnes et noircis par le feu, etc. N'empeche, c'est une ville geniale, et je me suis dit que j'y retournerais bien pour interviewer mon grand ami le chef tribal.
Ce fut aussi un contact assez interessant avec la culture pashtoune, tres vivante dans la ville. Et a les entendre parler, on comprend pourquoi les choses trainent en Afghanistan. C'est un peuple si fier, si brave, mais aussi tellement ferme d'esprit ! Ils sont bien sur ouverts envers les etrangers, mais ils vivent selon un code moral stricte qui n'est jamais remis en question. Et pour eux, peu importe si les Taliban sont des barbares, les Americains ne sont pas des pashtous, les Talibans, si, et les Americains ont pris possession de leur terre. Point a la ligne. Pas moyen d'avoir de nuance, de penser a l'avenir. C'est notre terre, c'est a nous, tant pis si ce sont les Talibans qui menent. A mon avis, la guerre va etre longue...
Bon, j'ai essayer de vous resumer mes trois jours de la facon la plus concise possible, mais j'aurais encore beaucoup a dire: attendez-vous a des soirees memorables apres mon retour. Je suis maintenant a Islamabad, presque en securite, et je m'en vais deguster ma premiere biere en plus d'une semaine, alors je ne me laisse pas retenir plus longtemps !
A bientot,
Francois
P.S: Pour ceux qui auraient des doutes, et qui pensent que, si j'ai menti une fois, je pourrais bien mentir deux fois et etre en ce moment a Kaboul ou Kandahar, je vous rappelle que le Khyber Pass est bien fermee. Une chance pour vous, parce que sinon...
Sunday, June 13, 2010
Soiree soufie
Malgre une horrible intoxication alimentaire au shawarma (j'ai realise que je faisais de la fievre quand je me suis couche tout habille dans mon sac de couchage alors qu'il faisait 45 degres...), je me suis bien rendu a la celebre soiree soufie de Lahore ! Il soufisait de vouloir ! (hahaha, je sais, hilarant !). Les soufis, pour ceux d'entre vous qui l'ignorent, sont des mystiques musulmans qui entre en transe par de la musique et des danses (et parfois un peu de haschish...). Bon, on va se le dire tout de suite, la soiree de Lahore n'est pas a strictement parler "soufie": la signification religieuse a ete plutot evacuee, c'est plutot devenu le must du nightlife de Lahore. Nightlife, faut s'entendre: on reste assis par terre pendant quatre heures a regarder des gens tourbillonner comme des girouettes en plein ouragan, le tout accompagne par deux virtuose du tambour. Ah, bien sur, encore une fois, pas mal de hasch (et quand je dis pas mal, ca veut dire beaucoup !), ca remplace bien nos bars.
Tout ca etait quand meme fascinant, autant au niveau culturel (la musique et les danses, vraiment epatantes) qu'au niveau social: les deux virtuoses du tambours que j'ai vus, qui sont freres, sont veritablement traites comme des dieux vivants: les jeunes garcons se precipitent pour les masser, on leur apporte tout ce qu'ils demandent, j'avais l'impression d'etre a cote de Mick Jagger. Bref, une fantastique experience, que pas meme les vilaines bacteries de poulet pas frais ne pouvaient m'empecher de manquer.
Je suis encore pris a Lahore, je devrais pouvoir partir demain pour Islamabad (tout est plein !). Donc pas de message avant mardi, a moins que ma journee a lire sur le toit de l'hotel ne soit tellement excitante qu'il me faille la partager avec vous.
Francois
Wednesday, June 9, 2010
Le grand retour
Apres quelques jours de connection internet difficile, me voici, toujours pret a divertir les masses et faire dresser les cheveux sur la tete des plus peureux... Je suis maintenant a Lahore, apres un looooooooooooong trajet de jeep (30 heures !), un arret rapide a Jammu et deux jours a Amritsar. Amritsar, je vous resume ca bien vite: le Temple d'or est magnifique, les sikhs sont parfois fatiguants, et la ceremonie de fermeture de la frontiere a ete interrompue par une tempete de sable (j'ai en fait failli mourir, un arbre est tombe a 2 metres devant moi).
Bon, maintenant, le Pakistan ! C'est vraiment un changement d'univers, et je commence a avoir pas mal de reperes dans le monde musulman, alors tout va bien. Qu'on se rassure, Lahore n'est pas du tout une ville dangereuse, et les gens sont d'une gentillesse telle que tout va pour le mieux. Et puis la ville est sublime: on y retrouve a la fois la splendeur decatie du Raj, avec ses magnifiques batiments (le musee est particulierement joli), mais aussi une vieille ville a faire rever, tres vivante, ou l'on s'enfonce dans les ruelles sans savoir si on sortira face a une mosquee du 16e siecle ou au Red Light... Il y a beaucoup de choses a voir, et des pas mal du tout, mais c'est d'abord et avant tout cette atmosphere particulierement vivante qui confere son charme a la ville. Les mosquees les plus belles ne sont pas vides et froides comme un musee, elles sont plutot perdues dans la vieille ville, entre les gargotes et les marchands d'epices. Et puis il y a la culture soufi, particulierement presente dans la ville, et dont j'aurai un bon exemple demain.
La ville a connu de bons jours niveau tourisme, mais la, c'est plus que mort. Il y a bien quelques personnes dans la guesthouse ou je reside (dont un vieux hippie suedois qui vit dans les montagnes indiennes, fume 5 grammes de hasch par jour, voyage avec son chien et n'arrete pas de parler du sens de la vie... franchement, il me fait un peu peur !), mais c'est tout. Et les gens sont si contents de me voir ! Note a moi-meme: si je veux me partir une secte, le faire au Pakistan, les gens me suivraient sans dire un mot. Alors voila, je m'amuse bien malgre la chaleur. Et qu'on se le dise: visiter Lahore vaut grandement la peine, arretez de faire vos moumounes, les bombes sont rares !
Je dois rester ici encore quelques jours puisque le train pour Islamabad etait plein jusqu'a samedi soir. Demain, soiree soufi, avec musique traditionnelle (le quawwali), transe et haschich en perspective (pas pour moi, mais non ! quoique je pourrais me laisser tenter...). Je vais tenter de reecrire demain si la connection internet me le permet toujours, inch'allah !
Francois
Sunday, May 30, 2010
Coeur de trekkeur
Bon, il nous en faut pas mal, mais on en a quand meme vu de toutes les couleurs; en fait, surtout du blanc. Car si trekker en basse saison a ses avantages, cela a aussi quelques inconvenients, comme une meteo assez incertaine. Les deux premieres journees furent parfaites, un magnifique soleil, pas trop chaud le jour ni trop froid la nuit. C'est quand nous sommes arrives au pied de la passe que les choses se sont gatees. La passe etait a 5 000 metres, ce qui deja n'est pas de tout repos. Il y avait deja quelques centimetres de neige au sol, rien de bien effrayant pour les deux canadiens que nous sommes. Mais la tempete de neige, elle, on aurait pu s'en passer. Il faisait un froid de canard, impossible de voir plus de trois metres devant nous, et la paroi rocheuse qui terminait la passe etait pour le moins glissante (voire completement glacee). Le vieux guide ladakhi qui nous accompagnait avec ses poneys s'est meme mis a prier avant de les lancer vers le sommet... Rien de bien rassurant. Mais c'etait sans compter sur la vaillance legendaire des Mighty Canadians, qui ne se laissent pas intimider par les forces de la nature. Oh non ! Nous avons traverser cette passe sans rien nous casser, et sans s'en remettre a une puissance superieure. Je vous le dis, l'an prochain, je monte l'Everest.
Nous sommes encore a Leh pour quelques jours, car les routes sont toutes bloquees par la neige. Nous aurons sans doute a repasser par Srinagar, la magnifique route qui relie Leh a Manali ne semblant pas devoir ouvrir avant une bonne semaine, sinon deux. Notre prochaine etape: Amritsar, la ville sacree des sikhs, qui est en ce moment sous une vague de chaleur exceptionnelle. Disons que ca fera changement de la neige, un petit 47 degres a l'ombre. Et ensuite, pour moi, c'est le Pakistan. Je commence a avoir hate, car l'Inde est magnifique, mais relativement peu aventureuse pour un veteran de l'Afghanistan.
Voila, c'est tout pour aujourd'hui. Prochain message en direct d'Amritsar, ou je risque de devoir renouer avec les plaisirs de la sobriete et du vegetarisme (ye...).
Francois
Monday, May 24, 2010
Finalement, Leh
Leh ressemble vraiment au Tibet (du moins a ce qu'on dit), car nous sommes en plein dans l'Himalaya et les ladakhis ressemblent beaucoup aux tibetains. Ici aussi, plein de moines bouddhistes, mais pas mal moins de hippies illumines (oh, il y en a quand meme, mais beaucoup moins qu'a Dharamsala). C'est l'endroit ideal pour faire du trekking, ce qu'Etienne et moi allons tester apres-demain. Mais d'abord, le petit test physique que nous fait passer (gratuitement) le responsable de notre agence de trekking ! On verra si le jogging aura ete utile... A date, aucun probleme avec l'altitude. J'ai bien hate d'aller trekker, ca me donnera l'occasion de faire de belles photos, et aussi de m'isoler un peu, de reflechir parmis les cimes... (vous le savez, mon esprit a toujours eu tendance a se reconnaitre dans les plus hauts sommets).
Leh est une ville assez agreable, les ladakhis sont biens gentils, on y mange assez bien et il y a meme un bar ! D'ailleurs, Etienne et moi allons nous y rendre bientot, histoire de se trouver un compagnon de trekking pour en reduire un peu le cout (et peut-etre aussi prendre quelques bieres, qui sait...). Je vous redonne des nouvelles apres le trek !
Francois
Thursday, May 20, 2010
Le Cachemire
Apres quelques jours de silence, me revoila ! C'est que, voyez-vous, la temperature a quelque peu limite mes activites des derniers jours, je n'avais donc pas grand-chose a vous dire. Des mon arrivee a Srinagar, il y a trois jours, de la pluie et un ciel qui n'annonce rien de bon. Heureusement, avec nos nouveaux amis (un chilien et deux irlandaises, rencontres dans le bus de Jammu a Srinagar), on s'est trouve un house-boat pas cher du tout mais a l'autre bout du monde. Et apres deux jours a rien faire en attendant le beau temps, il s'est finalement pointe ! Et, mes amis, le beau temps ici, c'est beau pour vrai. La ville, qui me semblait assez triste et grise sous la pluie, est en fait tres jolie, avec les montagnes qui l'entourent et le lac Dal a ses pieds. Etienne et moi avons donc decide de se trouver un plus joli house-boat sur le lac Dal, histoire de vivre la vie de pacha pour quelques jours, mais pas trop longtemps parce que c'est cher ! Et maintenant, on attend l'ouverture de la route vers Leh, toujours bloquee par la neige tombee il y a quelques jours.
Le Cachemire, vous vous en doutez, est une region bien particuliere de l'Inde. En fait, on ne se croit plus tellement dans le meme pays, tellement les reperes culturels changent. La region est en grande majorite musulmane, ce qui marque le retour de mon legendaire "a'salaam aleikoum" et du chant du muezzin (ce qui n'est pas pour me deplaire). Mais plus encore, les Cachemiris sont un peuple bien distinct (ca se remarque aisement sur les visages, plus afghans qu'indiens), qui s'est retrouve pris entre deux feux dans un conflit ou il n'a jamais ete veritablement ecoute. On sent que la guerre a marque la region de facon durable, et que le souci principal de la majorite des Cachemiris n'est pas l'independance, mais la paix.
Pourtant, on ne peut s'empecher de remarquer leur irritation (voire leur exasperation) face aux miliers de touristes indiens qui envahissent la region pendant l'ete. Bien sur, ce sont eux qui les font vivre, mais on comprend bien le ressentiment des gens face aux Indiens qui debarquent ici en se croyant tout a fait chez eux, qui imposent leur culture (difficile de trouver de la bouffe cachemiri, pourtant delicieuse, dans le centre de Srinagar) et leur facon de faire sans vraiment considerer les differences pourtant evidentes. Pour les Indiens, le Cachemire, c'est une fierte, non pas simplement a cause de la beaute naturelle de la region, mais parce que c'est une region conquise, qui prouve la superiorite de l'Inde. C'est pourquoi (du moins a mon avis) il est de bon ton d'affirmer que le Cachemire est la plus belle region de l'Inde, et de montrer que l'on s'y sent tout a fait chez soi. Tout cela a pour effet de quelque peu noyer la culture cachemiri, ce qui est quelque peu dommage.
Mais la region est magnifique, je ne me plains pas ! J'ai tout de meme hate de partir pour les plateaux desertiques du Ladakh, meme si je sens qu'il fait faire froid ! Pensez-y, il neigait il y a deux jours, alors je ne crois pas sortir mon maillot de bain prochainement. Nous partirons peut-etre demain, si la route est ouverte, ce que nous ne saurons justement que demain matin. Sinon, on a une petite balade dans les montagnes de prevue, histoire de se mettre en forme avant le trek.
A bientot,
Francois
Saturday, May 15, 2010
L'industrie de l'exil
Vous constatez deja le ton assez amer de mon compte-rendu de la ville. C'est que, voyez-vous, tout cela me pue au nez. Pire encore (et j'entends deja vos cris outres), cette industrie de "Sauvons le Tibet", c'est franchement de la foutaise. Entendons-nous: je ne cherche absolument pas a justifier l'invasion chinoise ou le genocide humain et culturel qui a toujours cours en ce moment. Mais le Tibet est devenu pour tous ceux qui y croient encore un Eden perdu, un "paradise lost" dont Milton lui-meme serait surpris. En gros, il suffit de s'habiller avec des vieux vetements trop grands, de porter des sandales, de manger vege et de garnir ses dreadlocks d'un drapeau tibetain pour avoir l'impression d'avoir compris le veritable sens de l'existence. C'est qu'ils ne comprennent rien a rien, ces hippies !
Le syncretisme religieux qu'ils manifestent est d'ailleurs assez surprenant. Ici, trois idoles ont la cote: le Dalai-lama, Paulo Coelho et Bob Marley. Car, tout le monde le sait, Bob Marley et le Bouddha, meme combat. On va donc faire de la meditation transcendantale d'inspiration hindou en chantant du reggae et en citant le Dalai-lama. Qui l'aurait cru, je me vois assister a un retour en force de la theosophie. Mais bien sur, pour nos ames pures et nues pieds, il n'y a pas de probleme. Apres tout, ce doit etre ma faute, je n'ai pas du atteindre un niveau de conscience suffisamment eleve pour comprendre.
Le cynique et le sceptique en moi se revoltent: tous ces occidentaux illumines qui croient avoir renoncer a la vie materielle et quitter les valeurs decadentes du monde moderne, et qui se complaisent dans les bons restos, les hostels tout proprets et la meditation de salon, je ne peux pas le supporter. Si vous voulez vraiment vivre dans le denuement, lachez-moi les restos bios et les stands de bijoux et de musique New Age, et allez torcher des lepreux a Calcutta ! Et sinon, putain, prenez des antidepresseurs, si vous cherchez tant a vous illusionner sur la realite ! Bon, encore une de mes celebres montees de lait, je sais, je sais, je suis incorrigible: moi seul peux avoir autant de fiel en un endroit qui respire la paix interieure. Je me calme, j'en aurais encore beaucoup a dire, j'ecrirai un pamphlet en revenant a la maison. Il y a quand meme du positif dans cet endroit, rassurez-vous. De un, qui dit Occidentaux dit vices, et qui dit vices dit Francois: disons que ca ne me fait pas de peine de renouer avec la biere bien froide. De deux, on peut enfin avoir des dejeuners qui soutiennent, et la bouffe tibetaine n'est pas mal du tout. On peut meme trouver du beurre d'arachide et du jus Ceres ! Et de trois, et bien, le site est franchement magnifique, avec les montagnes en arriere-plan et la vallee qui s'etend devant nous. Voyez, je ne suis pas une cause perdue, je sais etre positif de temps en temps !
Etienne et moi pensions nous rendre a Manali demain pour ensuite se rendre a Leh, dans le Ladakh, et ce par la deuxieme route la plus haute du monde (la premiere etant le Karakoram) et tout a fait sublime a ce qu'il parait. Malheureusement, la route est encore enneigee, nous devrons faire le chemin a l'envers, c'est-a-dire en commencant par le Cachemire et en terminant par le Ladakh. Nous partons donc demain pour Jammu, une ville sans grand interet, mais qui nous permettra de rejoindre Srinagar apres-demain. Et la, bonjour la farniente sur les house-boats !
Allez, assez de moi et de mes tirades a l'emporte-piece ! Je vous tiens au courant de mes peregrinations, probablement apres-demain, quand nous serons a Srinagar (inch'allah !).
Francois
Wednesday, May 12, 2010
Meet the Hindus
Je commence par vous rassurer: vos vies vont toutes tres bien se derouler, car j'ai maintenant fait assez d'offrandes aux dieux pour que vous soyez tous en paix, du moins jusqu'a votre prochaine reincarnation. Je suis maintenant a Haridwar, une des villes saintes de l'hindouisme ou se deroulait il y a quelques jours a peine le Kumbh Mela, le plus grand rassemblement religieux sur Terre. C'est encore pas mal occupe par les pelerins, ce qui donne lieu a des rassemblements assez impressionnants. Le soir, juste avant le coucher du soleil, ils se rassemblent tous sur les bords du Ganges pour prier, se purifier et faire des offrandes. Et croyez-moi, il y a du monde ! Etienne et moi y sommes alles hier soir, moi avec l'intention de faire quelques photos. Premiere chose, se mettre nu pieds, meme pas de bas. Et puis en quelques secondes, nous avons ete completement aspirez par la foule. Je me suis ramasse avec un point rouge dans le front, de l'eau du Gange jusqu'aux genoux, en train de photographier (ou de tenter de photographier) le petit bateau de fleur que j'ai depose sur le Gange. C'etait incroyablement intense pour une premiere experience de ferveur religieuse en Inde, surtout quand on essaie de faire des photos ! Je pourrais m'essouffler a essaye de vous decrire tout ca le mieux possible, sans trop y avoir reflechi, mais c'est peine perdue, alors passons a autre chose.
Haridwar est une ville sainte de l'hindouisme, ce qui veut dire deux choses (outre les masses de pelerins): premierement, la ville est entierement vegetarienne; et deuxiemement, et la ca se corse, pas d'alcool nulle part ! J'ai meme vu une affiche dans un hotel disant a peu pres ceci: Si vous etes ici pour boire, baiser ou jouer, et bien partez ! Ciel, je me demande bien ce qu'ils peuvent faire de leurs fins de semaines. Etienne et moi aurions bien pris une petite biere apres s'etre sortie de la maree humaine hier soir, mais rien a faire. Faut croire que notre prochaine biere sera dans la ville du Dalai-Lama.
Notre prochaine etape, si tout se passe bien (apres avoir vainement tente de prendre un billet de train pendant 2 heures cet apres-midi, je commence a en douter), ce sera donc Dharamsala, ville ou le Dalai-Lama vit en exil. Enfin, de la viande et de l'alcool ! J'ai bien hate de voir ce que nous reserve cette ville beaucoup plus tibetaine qu'indienne a ce qu'on dit. En tout cas, ca risque d'etre un peu plus calme qu'ici, entre les nuees de mouches, les sadhus et les devots. On verra bien, il faut d'abord se rendre !
Francois
P.S: J'ai visite aujourd'hui la ville ou les Beatles etaient alles dans un ashram, Rishikesh. Encore de nos jours, c'est pleins de hippies, de baba-cool a la recherche de leur spiritualite perdue et d'un retour a leurs racines, et blablabla... Le plus drole, c'est que j'ai trouve Mein Kampf dans une librairie ! Sacres hippies...
Sunday, May 9, 2010
Le depart et l'arrivee
L'arrivee a Delhi s'est faite sans encombres, malgre un certain retard de mon vol vers Francfort. Premiere suprise: il fait chaud, oui, mais franchement je m'attendais a pire. En fait, pour l'Inde de facon generale, je m'attendais a pire. On a tous entendu des histoires de gens qui sont arrives en Inde et qui n'ont pas pu le supporter, qui ont craque... Bien sur, c'est chaotique, bigarre, etonnant, mais rien d'insupportable, c'est au contraire plutot stimulant, voire amusant parfois. Bon, ca ne fait pas encore 24 heures que j'y suis, alors on verra, mais je m'attendais a un choc beaucoup plus grand.
Delhi n'est pas desagreable, mais moi et Etienne n'allons pas nous y attarder. Malgre la fatigue, nous avons visiter quelques sites aujourd'hui (le Fort Rouge, la Jama Masjid, la plus grande du pays, et le vieux Delhi). Si tout va comme prevu, nous serons a Haridwar, aux portes du Gange, des mardi. Nous allons ensuite tranquillement remonter vers le Cachemire, histoire d'aller trekker un peu pour compenser pour tout le butter chicken que je prevois deja manger. Mais bon, tout ca, c'est deja loin !
Francois